Les principes du traitement de l'HTAP
Le pourquoi du traitement conventionnel


Le pourquoi du traitement conventionnel
Dr Xavier JAIS

 
Classification des hypertensions pulmonaires :



 
Pourquoi proposer un traitement anticoagulant dans l’HTAP ?
Trois mécanismes expliquent l’obstruction des petites artères pulmonaires dans l’HTAP :
-        Le spasme des muscles lisses (vasoconstriction)
-        Des caillots (thrombus)
-        La prolifération des cellules de la paroi des vaisseaux
 
Le traitement anticoagulant est indiqué afin de prévenir la formation de caillots dans les petites artères pulmonaires. Il est également recommandé chez les patients avec HTAP afin de limiter le risque de phlébite ou d’embolie pulmonaire particulièrement élevé chez ces patients (insuffisance cardiaque). C’est plus particulièrement dans les HTAP idiopathiques (ainsi que dans les HTAP héritables et associées à la prise d’anorexigènes) que l’on observe un effet bénéfique des anticoagulants.
L’utilisation du traitement anticoagulant doit être discutée au cas par cas dans les autres causes d’HTAP du groupe 1, en évaluant le rapport Bénéfice / Risque (saignement). Les anticoagulants (AVK) sont le Coumadine® et le  Previscan®).
L’hypertension pulmonaire (HTP) post-embolique constitue une situation particulière où le traitement anticoagulant est primordial et indiqué dans tous les cas.
Pour évaluer le taux de fluidité du sang, on mesure l’INR. Il y a une fourchette à respecter pour s’assurer qu’on est dans la bonne zone thérapeutique (1,5-2,5 pour l’HTAP et 2-3 pour l’hypertension pulmonaire post-embolique). On adapte la posologie des AVK en fonction de l’INR. Dans le groupe 1 (voir tableau ci-dessus), on peut interrompre de façon temporaire ces médicaments anticoagulants, par exemple pour une extraction dentaire.
Attention ! Dans le cas d’une HTP Post-Embolique, il ne faut jamais arrêter les anticoagulants
 
Le traitement diurétique dans l’HTAP
Il est indiqué pour diminuer la rétention hydrosodée (eau et sel) qui crée des œdèmes. Le traitement diurétique a un effet bénéfique sur le cœur droit en diminuant son travail. Les diurétiques les plus couramment prescrits sont le Furosémide (Lasilix®), ou le Spironolactone (Aldactone®).
La dose est adaptée en fonction des signes cliniques de rétention hydrosodée (œdèmes, prise de poids…) et du niveau de pression dans l’oreillette droite, mesurée lors du cathétérisme cardiaque droit. Une surveillance de la fonction rénale s’impose en cas d’utilisation de fortes doses.
 
Oxygénothérapie dans l’HTAP
Il n’y a pas d’effet bénéfique démontré sur l’évolution de l’HTAP. Toutefois, une amélioration de la qualité de vie et des capacités à l’effort chez certains patients ayant un taux d’oxygène sanguin bas peut parfois être observée.
La pertinence de l’oxygénothérapie pour ces patients-là est à discuter au cas par cas.
 
 
 
CONCLUSION
 
Les mesures générales à suivre sont les suivantes :
-        Eviter la grossesse
-        Recourir à la vaccination (contre la grippe et le pneumocoque en particulier)
-        Eviter les efforts importants
 
Le traitement conventionnel de l’HTAP comprend des diurétiques, des anticoagulants oraux et parfois de l’oxygène.
 
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Question
Que faire en cas de prise de poids rapide ?
Si elle est liée à une rétention hydrosodée, on réussit dans la majorité des cas à faire baisser rapidement la prise de poids grâce aux diurétiques oraux. Si nécessaire, on utilise la voie intraveineuse pour en augmenter l’efficacité (cure de diurétiques). Lorsqu’on mesure la pression dans l’oreillette droite, on évalue la quantité d’eau et de sel, pour pouvoir évaluer le traitement à suivre.
 
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Dernière mise à jour: 22 juin 2014

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