LA VOIE DES  PROSTACYCLINES
Le point sur le Flolan® (époprosténol) Injection intraveineuse continue

Passage à l’heure d’hiver : comment faire lorsqu’on est sous epoprostenol  ?
Hélène Coulon infirmière référente HTAP au centre national de référence de l’Hypertension Pulmonaire (Hôpital Bicêtre à Kremlin Bicêtre, 94) nous répond :
Dimanche matin, faire sa cassette ½ heure plus tôt que l’heure habituelle en nouvelle heure, et à l’heure habituelle (nouvelle heure) le soir.
Donc si on a l’habitude de faire la préparation de l’epoprostenol à 7h et 19H , il faut faire sa préparation à 6.30h nouvelle heure et à 19H.


Le Flolan® permet aux artères pulmonaires de "s'ouvrir" (se dilater), ainsi le sang circule mieux à l'intérieur des poumons (et la pression artérielle diminue). Flolan® est un médicament qui doit être injecté directement dans les veines 24h/24 (on parle de perfusion intraveineuse). L'injection se réalise à l'aide d'un dispositif appelé cathéter placé sous la peau au niveau du torse.

Le médicament est injecté dans le corps de façon régulière à l'aide d'une pompe de petite taille que vous pouvez transporter sur vous de façon discrète. Il est nécessaire de renouveler Flolan® à l'intérieur de la pompe toutes les 12 heures.

Flolan® est un traitement efficace, mais particulièrement contraignant à suivre.
 

Alerte et hygiène lors du traitement par époprosténol (Flolan ®) en perfusion continue :

Cette rubrique a pour but de vous aider à mener à bien votre traitement à domicile par époprosténol en perfusion continue.
Elle doit vous permettre de reconnaître les situations où les conditions de sécurité du traitement ne sont plus optimales et, le cas échéant, d'y remédier.
L'information contenue dans cette rubrique ne se substitue en rien aux recommandations de l'équipe soignante, qui -rappelons-le- est la seule pouvant répondre de façon plus précise aux questions correspondant à votre situation.


Surveillance, infection

Il est important de surveiller régulièrement la peau autour du point d'insertion du cathéter afin de vérifier l'absence d'infection à ce niveau.

Si vous constatez :

  • la présence de pus,
  • une rougeur,
  • une zone douloureuse,
  • une démangeaison,
  • un gonflement,

Il faut alors demander l'avis de votre médecin traitant ou du service hospitalier dans lequel votre traitement a été mis en place.

Devant toute apparition de fièvre, accompagnée ou non de frissons ou de courbatures, contactez le service hospitalier dans lequel votre traitement a été mis en place, car le cathéter veineux central doit être changé.

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Anomalies du prolongateur

En cas de présence de bulles ou de sang dans le prolongateur :

  • clampez le prolongateur (pour les pousse-seringues, fermez le robinet),
  • déconnectez celui-ci à l'aide d'une compresse enduite de bétadine,
  • purgez lentement le prolongateur jusqu'à ce que l'air ou le sang disparaisse,
  • revissez le prolongateur au cathéter,
  • vérifiez que la pompe est en état de marche,
  • dé-clampez le prolongateur (ou ré-ouvrez le robinet sur les pousse-seringues).

Dans tous les cas, prévenez de l'incident le service hospitalier qui a mis votre traitement en place.

Si le prolongateur se casse :

  • préparez un nouveau prolongateur comme on vous l'a appris à l'hôpital,
  • clampez le prolongateur,
  • reconnectez l'ensemble

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Arrêt de la pompe

Si la pompe s'arrête :

  • vérifiez tout d'abord que la cassette ne soit pas vide,
  • vérifiez que le prolongateur ne soit pas coudé ou cassé,
  • vérifiez que le clamp soit bien ouvert,
  • changez la pile à la moindre hésitation.

Si ces vérifications ne mettent pas en évidence d'anomalie :

  • transférez la cassette d'époprosténol en perfusion continue sur votre pompe de secours,
  • vérifiez que le débit soit correct,
  • remettez en circuit en ouvrant le clamp
  • n'oubliez pas d'indiquer le volume résiduel correspondant

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Si le cathéter veineux se casse...

  • prévenez immédiatement votre médecin, votre infirmière ou, le cas échéant, tout système d'assistance médicale urgente à domicile (Centre 15, SAMU, pompiers, …)
  • prévenez les personnes responsables de l'hôpital où le traitement a été mis en place
  • dans tous les cas, une hospitalisation d'urgence s'impose pour limiter la durée d'interruption de la perfusion continue d'époprosténol qui sera replacée, dans une premier temps, sur une voie veineuse périphérique (c'est-à-dire une perfusion de type "classique").

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Quelques points importants :

  • n'interrompez jamais votre traitement,
  • changez systématiquement de cassette toutes les 12 heures,
  • n'utilisez pas de solution d'époprosténol en perfusion continue préparée depuis plus de 12 heures,
  • n'utilisez rien d'autre que le solvant fourni pour préparer la solution d'époprosténol en perfusion continue,
  • vérifiez systématiquement les dates de péremption figurant sur les flacons,
  • surveillez régulièrement la peau autour du point d'insertion du cathéter,
  • lavez-vous toujours les mains avec précaution avant de préparer la solution d'époprosténol en perfusion continue, avant toute manipulation,
  • ne modifiez jamais la dose d'époprosténol en perfusion continue prescrite à la sortie de l'hôpital,
  • assurez-vous que la solution d'époprosténol en perfusion continue soit toujours à l'abri de la lumière,
  • n'acceptez aucun traitement médicamenteux particulier sans l'avis de votre médecin traitant ou du service de Pneumologie de l'hôpital.

Lors de vos déplacements (week-end, jours fériés) :

  • assurez-vous qu'il reste assez de produit pour la période donnée,
  • pensez toujours à emporter suffisamment de produit et de consommables,
  • pensez à prendre la deuxième pompe en cas de panne,
  • assurez-vous que vous avez quelques piles de rechange (piles autorisant une autonomie d'environ 1 semaine),
  • par sécurité, changez votre pile systématiquement au bout d'une semaine,
  • en cas de malaise, pâleur inhabituelle, fatigue ou essouflement, pensez à vérifier que la pompe fonctionne bien.

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 Pr Jean-François Mornex

Dernière mise à jour: 11 septembre 2015

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