Recommandations au quotidien
Contraception

Une grossesse est contre indiquée aux femmes souffrant d'HTAP car les modifications hormonales et sanguines survenant au cours du 3ème trimestre peuvent aggraver brutalement les problèmes cardiaques (rendant la respiration difficile, même au repos).

Une grossesse risquerait d'être fatale pour la mère et l'enfant. Il est donc nécessaire d'avoir recours à un moyen de contraception fiable, d'autant que certains médicaments contre l'HTAP (bosentan, anticoagulants...) sont très nocifs pour le foetus (malformations graves).

La question de la contraception doit donc être abordée dès le diagnostic posé d'HTAP chez une femme en âge de procréer.

Les thérapeutiques de l'HTAP peuvent interférer avec le mode de contraception proposé.
Les modalités de la contraception doit être discutée au cas par cas avec la patiente, l'équipe de référence de l'HTAP et le service de gynécologie. 
Cette contraception doit tenir compte à la fois de l'origine de l'HTAP, de sa tolérence clinique ainsi que de la vie sexuelle de la patiente.

Certaines femmes souffrant d'une HTAP sévère peuvent contaster des irrégularités de leur cycle, voire un arrêt complet de leurs règles. Cela ne doit pas empêcher d'utiliser une contraception efficace.

Il est nécessaire de rappeler le manque de fiabilité des méthodes de "calcul" de la date d'ovulation, celle-ci étant imprévisible et possible, même pendant les règnes. Cette méthode est à proscrire absolument.

  • Contraceptions hormonales (pilules, patch, anneau, implant)

 La pilule contraceptive peut être utilisée chez la majorité des patientes. 
- il faut tenir compte des risques de thrombose :
La pilule (contenant des oestro-progestatifs) peut être déconseillée en raison des risques de thrombose (caillots). 
Elle reste envisageable lorsqu'il n'y a pas d'antécédents de thrombose et que la patiente a un traitement anti-coagulant bien stabilisé. 
Il peut être souhaitable, sinon, d'utiliser des "pilules" qui ne contiennent que des progestatifs (micropilule : Microval® ou Cerazette®) dont le principal inconvénient est les saignements en cours de cycle et le non  remboursement par la sécurité sociale.
- i
l faut tenir compte d'interactions médicamenteuses variables selons les molécules :
Le Bosentan (Tracleer®) a une action sur le foie qui diminue la contraception et l'efficacité de toutes les hormones (pilule, patch, implant, anneau). Il est donc recommandé d'associer un moyen contraceptif mécanique (comme le préservatif ou le stérilet).

  • méthodes barrières (préservatifs masculins ou féminins, spermicides, diaphragme féminin)

    Le principe consiste à empêcher le passage des spermatozoïdes dans l'utérus (préservatifs, diaphragme) et/ou à les détruire dans le vagin (spermicides).
    Utilisée seule, cette méthode présente une efficacité contraceptive moyenne, ce qui est insuffisant en cas d'HTAP. Conférant également une protection des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), elle constitue un moyen contraceptif de première ligne lors de rapports non planifiés.

  • Dispositif Intra Utérin - DIU (stérilet)

La contraception intra-utérine en général est une stratégie simple, de longue durée d'action et qui peut minimiser les contraintes. Le DIU offre l'avantage de contourner les difficultés d'observance compréhensibles chez une femme dont la pathologie interdit toute grossesse.
Les avantages du DIU à la progestérone Miréna
® (fiabilité, simplicité, observance, quasi absence de contre-indications et d'interactions, utilisable même lorsque la patiente n'a jamais eu d'enfant, remboursement par la sécurité sociale) en font une contraception de choix dans les circonstances.
Chez une patiente porteuse d'un cathéter et /ou d'une cardiopathie congénitale, le risque infectieux lié à la mise en place du DIU impose des précautions.

  • stérilisation chirurgicale

L'obturation ou la ligature des trompes est une méthode définitive. Il faut sans doute attendre un certain âge avant d'y recourir et préférer une méthode réversible lorsque le diagnostic d'HTAP est posé chez une femme jeune. En effet, malgré l'impossibilité actuelle d'encourager une grossesse, même en cas d'HTAP modérée ou stabilisée sous traitement, des progrès thérapeutiques peuvent  être espérés dans les années à venir; de plus, il est parfois possible d'envisager une grossesse après une transplantation pulmonaire.
L'homme peut aussi choisir de bénéficier d'une vasectomie afin de protéger sa compagne porteuse d'une HTAP d'un risque de grossesse qui risque de mettre sa vie en danger. Il s'agit d'une décision de couple. L'intervention doit être considérée comme irréversible.

  • contraception d'urgence

La contraception d'urgence est la réponse ponctuelle, immédiate, à tout rapport sexuel mal protégé. Cette "situation d'échec" doit amener à une nouvelle contraception entre la patiente, l'équipe référente et celle de gynécologie.

  • Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) ou Interruption Médicale de Grossesse (IMG)

L'interruption médicale de grossesse est une "situation d'échec" de la contraception, elle doit impérativement être réalisée en milieu hospitalier, le pronostic maternel étant en jeu.
L'interruption de grossesse devra être réalisée le plus tôt possible afin de limiter les retentissements cardiovasculaires de la grossesse qui sont particulièrement marqués à partir du deuxième trimestre de grossesse. Elle doit déboucher sur un conseil contraceptif efficace.

Téléchargez la brochure sur la contraception et HTAP en format PDF 

Dernière mise à jour: 25 février 2011

Prise en charge multiple

Recommandations au quotidien

Education thérapeutique

Prise en charge psychologique

Réhabilitation à l'effort

siège social : 5, rue du Lac Léman 91140 VILLEBON-SUR-YVETTE - SIRET 431 367 309 00066 - APE 9499Z
Agrément national par arrêté du 26 octobre 2007 pour la représentation des usagers du système de santé dans les instances hospitalières ou de santé publique